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Israël excelle à demander de l’aide militaire et financière


Israël excelle à demander de l’aide militaire et financière

© Collage : La Voix de la Russie

Israël attendra les présidentielles aux Etats-Unis pour porter une frappe contre l’Iran, si l’Amérique promet de commencer elle-même une opération militaire au printemps. Tel serait le point essentiel d’une entente secrète préliminaire, à laquelle les dirigeants des deux pays reviendront en septembre en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Cette fuite est parue dans les médias israéliens en prévision d’un nouveau round des pourparlers sur le problème nucléaire iranien.

Ces mois-ci les Etats-Unis cherchent à contenir la rhétorique belliqueuse de l’Etat hébreu, destinée à l’Iran. Les Nord-Américains font traîner les choses en longueur, afin de donner encore une chance à la diplomatie. Donc, une pareille entente pouvait parfaitement avoir lieu, suppose l’experte de l’Institut de l’Orient Lioudmila Kouléchova.

«  L’Amérique s’efforce de s’entendre par tous les moyens avec l’Iran. Surtout à présent, lorsque la République Islamique connaît une situation économique et financière difficile et pourrait accepter quelques concessions touchant son programme nucléaire. Je pense que vers le printemps la situation concernant la Syrie sera de même plus claire, ce qui est également très important. M. Obama vient de mettre en garde la Syrie. Et à tout cela s’ajoute encore le problème iranien. Ce serait trop même pour les Etats-Unis « .

Mais un autre point de vue existe : une frappe ne sera pas, probablement, portée contre l’Iran. C’est ce que conclut un récent rapport de Shai Feldman, expert israélien en vue pour le triangle des relations Téhéran – Washington – Tel-Aviv. Son avis est partagé par Andreï Volodine, qui dirige le Centre des études orientales à l’Académie diplomatique du MAE de Russie :

«  Une opération militaire contre l’Iran serait de la folie. Les Etats-Unis auraient à déployer au moins un million de soldats et plus de deux mille avions. Ils ne le pourront pas. Or toute autre opération qu’une intervention au sol n’aura pas de grand effet. Une opération limitée ne ferait qu’accélérer la fabrication de l’arme nucléaire par l’Iran. Une décision politique au sujet de sa production pour le moment n’est pas prise « .

La publication révélant une certaine entente secrète n’est pas une tentative d’exercer une pression sur Téhéran peu avant un nouveau round des négociations. Ses auteurs montraient, sans doute, un raisonnement lucide, poursuit Andreï Volodine :

«  Cette fuite est liée à la pression des milieux dirigeants israéliens sur les Etats-Unis, à la volonté de jouer sur les contradictions entre deux principaux candidats au poste présidentiel : Barack Obama et Mitt Romney « .

Au regard de l’expert, lorsque ladite publication aura produit son effet, Israël obtiendra des Etats-Unis une aide militaire et financière encore plus importante. Il n’y a pas à en douter. Jusque là toutes ses demandes étaient entièrement satisfaites. /L

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La Turquie évoque une zone tampon en Syrie


Mis à jour le 21/08/2012 à 10:33 | publié le 20/08/2012 à 19:38
Plus de 70.000 Syriens ont trouvé refuge en Turquie (ici une famille à Reyhanli) depuis le début de l'insurrection.
Plus de 70.000 Syriens ont trouvé refuge en Turquie (ici une famille à Reyhanli) depuis le début de l’insurrection. Crédits photo : UMIT BEKTAS/REUTERS

Le ministre des Affaires étrangères fixe à 100.000 le nombre maximal de réfugiés syriens que son pays peut accueillir.

La Turquie a reparlé lundi d’une zone tampon en Syrie, sous l’angle humanitaire. «Si le nombre de réfugiés syriens en Turquie parvient à 100.000, nous ne pourrons plus les abriter en Turquie», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, dans une interview au quotidienHürriyet. Dans ce cas, l’ONU devrait installer des camps «dans les frontières de la Syrie».

Le chiffre des 100.000 réfugiés pourrait être bientôt atteint, la Turquie accueillant déjà 70.000 Syriens. Les Turcs ont évidemment en mémoire l’exode du printemps 1991, quand plus de 500.000 Kurdes irakiens fuyant la répression de Saddam Hussein s’étaient massés à la frontière turque, et que beaucoup l’avaient franchie. Le problème s’était résolu par le retour des réfugiés chez eux, attirés par l’aide américaine déversée dans le Kurdistan irakien. La future zone autonome kurde en Irak était née.

L’histoire peut-elle se répéter? Les réfugiés seraient installés dans une partie de la Syrie déjà contrôlée en partie par les insurgés. Mais, comme les Kurdes irakiens de 1991, ils ne survivraient que grâce à la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne les protégeant contre l’aviation gouvernementale.

Cette possibilité a de nouveau été évoquée par Hillary Clinton le 11 août. Selon la secrétaire d’État américaine, les États-Unis et la Turquie considèrent toutes les options, y compris une zone d’exclusion aérienne.

Inquiétudes sécuritaires

Cette tactique se heurte toujours au même problème: elle nécessiterait la destruction des moyens antiaériens syriens et équivaudrait à une entrée en guerre. Les Turcs le savent bien, mais pour Ignace Leverrier, ancien diplomate français en poste à Damas, éditeur du blog «Un œil sur la Syrie», ils sont motivés, entre autres, par des inquiétudes sécuritaires: «Ankara craint de voir s’infiltrer en Turquie, cachés parmi les réfugiés, des agents syriens chargés de déstabiliser la Turquie et des combattants kurdes du PYD, la version syrienne du PKK des Kurdes turcs.» Pour l’opposant Samir Aïta, membre du Forum démocratique syrien, la déclaration de Davutoglu cache des intentions politiques. «C’est une pression pour obtenir une intervention militaire. La Jordanie, qui accueille deux fois plus de réfugiés que la Turquie, a dix fois moins d’habitants et elle ne se plaint pas.» Le chef de la diplomatie turque a déclaré qu’il participerait à une réunion du Conseil de sécurité le 30 août, organisée par la France pour examiner la situation des réfugiés syriens dans la région. Ahmet Davutoglu «espère qu’une décision y sera prise».

Sur le plan diplomatique, François Hollande a reçu lundi le nouveau médiateur international pour la Syrie, l’Algérien Lakhdar Brahimi, tandis que les combats se poursuivaient sur le terrain, en particulier au centre d’Alep et à Damas.

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Pension planning for retirement


 

 

A tribal man takes part in a protest against land acquisition in Mumbai July 25, 2011. REUTERS/Danish Siddiqui/Files

A tribal man takes part in a protest against land acquisition in Mumbai July 25, 2011.

Credit: Reuters/Danish Siddiqui/Files

By BankBazaar

Sat Aug 11, 2012 9:38am IST

According to a survey in United Kingdom, more than 50% of people do not save enough for their retirement. The number is worse for Americans and Canadians. 150 million Americans out of 200 million, who are in working age, are not saving enough to fund their needs after retirement. Similarly, 80% of Canadians will not have a comfortable life after retirement. Countries like America, UK, and Canada offer many benefits for old age people in terms of social security. However, this amount is small and doesn’t guarantee a good life.

The situation in India is worse because there is absolutely no social security for a large mass of people. With increasing prices and longevity, the need for sufficient corpus is of paramount importance. In this article, we will take a look at some of the pension schemes available in Indian market and how can we make the most out of them.

(For more stories, you can also visit <www.bankbazaar.com>)

A pension plan is a scheme where people invest in order to withdraw a specified sum of money periodically after they retire. They can also withdraw in lump sum amount but this is not advisable. People invest in many instruments for their future requirements. These instruments differ in returns and structure of products.

Employee provident fund (EPF) –

EPF is a scheme which allows employees to contribute certain part of their income for their provident fund. The advantage of this scheme is that the employer contributes equal amount. EPF is the most widely used pension plan. This gives 8.6% returns on the savings. Investors should keep an eye on EPF rate as it keeps changing. At the same time, the interest earned on it is not taxable. Nowadays, individuals also get annual statement from their company which helps them plan better for post-retirement needs.

Public Provident Fund (PPF) –

PPF is another pension scheme, which allows individuals to save a certain amount. The return is 8.8% and the tenure is 15 years. Please keep an eye on the rate as it keeps changing. Due to the flexibility that PPF offers, it has become a very popular instrument for employees to plan for their retirement. Individuals can save Rs 500 to Rs 1,00,000 every year. It is offered by many banks and post offices. Since the interest rate is known, individuals know how much they are going to receive at the end of the tenure. If individuals want to extend the tenure, they can do it in a slab of 5 years.

There are other savings scheme by Government and banks that are also used by individuals for their retirement plan.

Pension funds –

Pension funds are mutual funds offered by fund companies. These funds are mainly of three types – aggressive funds, balanced funds, and conservative funds. Aggressive funds invest major part of their fund in equity. Balanced funds invest a part of fund in equity while conservative funds invest almost all in debt securities. Needless to say, Equity funds are the most risky of them. Balanced funds are risky compared to conservative funds because of equity exposure. However, looking at the time horizon of individuals, equity funds and balanced funds can give better returns over long term. Conservative funds are less risky and hence give low returns. In general, equity funds can give 12% to 18%; balanced funds can give 10% to 15%; while conservative funds can provide 7% to 10% returns over long term.

Few pension funds launched by mutual fund companies are the following. The list below is merely indicative and is just an illustration for the sake of providing examples. Fund name Fund company Type of Fund Structure Returns since inception UTI – Retirement Benefit Pension Fund UTI Hybrid fund, debt oriented 40% Equity, 60% debt and liquid 11.01% Tata Retirement Savings Fund – Moderate Plan Tata Mutual Fund Equity Oriented Hybrid Speciality Funds 85% Equity, 15% debt and liquid 9.15% Templeton India Pension Plan (G) Franklin Templeton Equity Oriented Hybrid Speciality Funds 35% Equity, 75% debt and liquid 12.71%

There are other mutual funds which offer the same. The funds mentioned here also offer different variants. The variants can be aggressive plan or conservative plan depending on exposure to equity. The variants can also be dividend or growth depending on payment structure of the fund.

Unit Linked Pension Plan –

There are pension plans which are linked to the market. These plans expose investors to higher risk but the return will also be high in longer term. However, investors must be careful in choosing the unit linked pension plan. You may not want to take too much of risk while planning for your retirement. Some of the unit linked pension plans are HDFC unit linked pension plan, Kotak retirement income, ICICI pru lifetime pension maxima, and many others. Investors should do more research on past performance to select the right one.

Important points

The pension funds, while offering a great way to plan your retirement, also penalize you hard if you redeem it before time. Most of the funds do not charge you anything if you redeem after 5 years. However, they may charge as high as 3% to 5% if you redeem within 3 years.

There are other opinions on retirement planning such as buying good, performing mutual funds and take term insurance at the same time. This can also be a very effective tool for retirement planning but investors need little more knowledge to form an effective portfolio.

Finally, investors must separate insurance and investment for retirement. There are many products which combine these two. The best way to judge whether you should go for such products is to know their past returns. An insurance product will have low returns which will not be right for an investment product.

DISCLAIMER

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Les États-Unis veulent « accélérer » la chute du régime la chute du régime


 

Les États-Unis veulent « accélérer » la chute du régime Assad en Syrie

 

En visite en Turquie samedi 11 août, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a dit craindre que la Syrie ne devienne un sanctuaire de terroristes. Les ministres arabes se réunissent le 12 août en Arabie saoudite

La France continue de déployer un hôpital de campagne à la frontière entre la Jordanie et la Syrie et dit rechercher une solution de transition politique

Sur le terrain, de violents combats continuent notamment à Alep et dans la capitale Damas

Les violences en Syrie, qui auraient causé la mort de plus de 21 000 personnes depuis 17 mois selon l’Observatoire syrien des Droits de l’Homme (OSDH), ont été au centre des discussions américano-turques à Istanbul. Lors d’une conférence de presse mutuelle avec son homologue turc Ahmet Davutoglu, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a affirmé avoir évoqué des plans opérationnels avec la Turquie afin « d’accélérer la fin de l’effusion de sang et du régime Assad ».

La chef de la diplomatie américaine a ajouté que la Syrie ne devait pas devenir un « sanctuaire pour les terroristes du PKK », un mouvement armé kurde en conflit avec Ankara. Selon Hillary Clinton, les États-Unis craignent que des « terroristes du PKK, d’Al-Qaïda ou d’autres ne prennent avantage de la lutte légitime du peuple syrien pour la liberté pour promouvoir leurs propres agendas ».

« Réunion d’urgence »

Les ministres arabes des Affaires étrangères doivent tenir de leur côté dimanche 12 août une « réunion d’urgence » en Arabie saoudite pour discuter du conflit en Syrie et du remplacement de Koffi Annan, médiateur démissionnaire de l’ONU et de la Ligue arabe. Le patron de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, doit participer à cette conférence, et cela avant un sommet islamique proposé par le roi d’Arabie saoudite et prévu mardi dans le royaume. Selon des diplomates à l’ONU, l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères Lakhdar Brahimi, 78 ans, est pressenti pour succéder à M. Annan.

En France, quelques jours après les déclarations de l’ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy sur la Syrie, le président François Hollande a indiqué samedi 11 août à Varces (Isère) que le pays était engagé « dans la recherche obstinée » d’une transition politique en SyrieFrançois Hollande s’exprimait dans le cadre de la cérémonie d’hommage au major Franck Bouzet, tué en Afghanistan.

Le président a rappelé également que Paris organisait un hôpital de campagne à a frontière entre la Jordanie et la Syrie. Un avion avec près de 100 tonnes de matériels médical a décollé samedi matin 11 août de la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône), a indiqué à l’AFP l’État-major des armées. Il vient compléter les 20 tonnes de matériel déjà envoyées jeudi. Un troisième avion doit décoller samedi soir.

Un sondage Ifop, réalisé du 6 au 8 août auprès de 1 004 personnes et qui doit paraître dimanche 12 août dans Sud Ouest dimanche, indique que 52 % de Français se disent favorables à une intervention militaire des Nations unies en Syrie mais 61 %, se disent hostiles à un engagement militaire de la France dans ce pays, et seulement 39 % favorables.

Sur le terrain, les combats étaient très violents samedi 11 août dans la ville d’Alep et les rebelles ont affirmé avoir repris des positions à l’armée syrienne dans le quartier de Salaheddine. Des accrochages se déroulaient aussi dans le quartier Tadamoun à Damas tandis que des tirs ou des explosions étaient entendus dans d’autres secteurs de la capitale syrienne selon une ONG. Dans la province de Damas, l’armée a pilonné Deir al-Assafir où trois personnes ont été tuées, de même que les localités de Harasta et d’Al-Tall où des civils ont commencé à fuir. Vendredi 10 août, les violences avaient causé la mort d’au moins 187 personnes ont été tuées (111 civils, 52 soldats, 24 rebelles).

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Plusieurs dignitaires seraient prêts à quitter la Syrie


En visite à Beyrouth, Laurent Fabius a annoncé «des défections spectaculaires». Le sort du vice-président al-Chareh est incertain.

Un portrait de Bachar el-Assad tagué.

«D’après les informations que nous avons, d’autres défections spectaculaires se produisent» en Syrie, a déclaré jeudi soir le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, en visite à Beyrouth. Le ministre français a rappelé la fuite, le 5 août, du premier ministre Riad Hijab et, avant lui, du général Manaf Tlass, ami personnel du président Bachar el-Assad. Selon lui, les futures défections annoncent «que le régime est en décomposition».L’Armée syrienne libre (ASL) organisatrice de l’exfiltration du premier ministre, ne cache pas qu’elle prépare d’autres opérations du même genre. Les événements protocolaires à Damas sont scrutés à la loupe pour tenter de prévoir les prochains départs. Samedi matin, la télévision d’État a fait savoir que le vice-président syrien Farouk al-Chareh n’avait pas l’intention de quitter le pays, contrairement à ce qu’avaient annoncé des chaînes arabes. Des rumeurs instantes le donnent pourtant en Jordanie.Dans son blog «Un œil sur la Syrie», l’ex-diplomate français en poste à Damas, Ignace Leverrier, note par ailleurs l’absence de Bousseïna Chaabane, l’inamovible conseillère, politique et médiatique, de Bachar el-Assad, lors de la réception d’une délégation iranienne. Pour sa part, l’ancien conseiller de Bachar, le réformateur Ayman Abdel Nour, aujourd’hui dans l’opposition, va jusqu’à affirmer sur son blog «All4Syria» que Bousseïna Chaabane serait en train de poser des jalons pour s’exiler aux États-Unis grâce à sa fille, mariée à un Américain d’origine syrienne.Manipulation? L’ex-conseiller est bien informé. Pour lui comme pour Ignace Leverrier «le régime est rongé de l’intérieur». Selon l’ancien diplomate, de nombreux dignitaires seraient prêts à quitter la Syrie, mais ils ne peuvent le faire avant d’avoir évacué leur famille par crainte d’une vengeance du régime. Parmi ceux qui ont déjà franchi le pas, il faut noter la défection, moins spectaculaire que celle du premier ministre, mais plus significative, d’un important responsable de la sécurité, Yarub al-Chareh. Ce dernier, qui a appelé jeudi l’armée à «rejoindre la révolution» sur la chaîne saoudienne Al-Arabiya, était jusque-là chargé de la section de l’information du service de la Sécurité politique, c’est-à-dire de la surveillance du personnel politique. Il est aussi le cousin du vice-président sunnite Farouk al-Chareh, soupçonné de dissidence et aujourd’hui virtuellement prisonnier du régime.

«Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre»

D’autres défections sont attendues parmi ceux qui sont déjà à l’étranger, en particulier les diplomates. Une dizaine d’envoyés de rangs divers ont déjà abandonné publiquement leur poste, d’autres l’ont déjà fait secrètement ou s’apprêteraient à le faire. Inquiet, le pouvoir cherche à faire revenir temporairement ses envoyés à l’étranger, pour s’assurer de leur loyauté. Pour les convaincre, la plupart des diplomates syriens n’auraient pas été payés depuis deux mois et seraient prévenus que leur salaire les attend au pays…

Le nombre de «transfuges sur place» lui, est difficile à évaluer. Mais ils seraient nombreux à être passé en secret du côté de la rébellion. Les représentants de l’ASL assurent recevoir des informations d’officiers de haut rang. Les représentants des comités locaux de coordination, qui dirigent la révolution sur place, assurent être en contact dans les directions de tous les ministères, avec des fonctionnaires de rang intermédiaire qui sont déjà prêts à assurer la continuité de l’État après la chute du régime.

Un régime qui «doit être abattu rapidement», a dit Laurent Fabius, jeudi en Turquie. Le chef de la diplomatie française, à l’occasion de la visite d’un camp de réfugiés, a franchit un pas de plus dans la menace verbale contre le président syrien: «Après avoir entendu des témoignages bouleversants, et je suis conscient de la force de ce que je suis en train de dire: “M. Bachar el-Assad ne mériterait pas d’être sur la Terre”.» Sur le terrain, les affrontements se sont poursuivis vendredi, en particulier autour de l’aéroport militaire de Damas alors que des quartiers insurgés d’Alep, la deuxième ville du pays, étaient pilonnés.

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Pérès ne veut pas de raids sur l’Iran sans les Américains


Le président israélien s’est déclaré publiquement opposé à une attaque d’Israël contre l’Iran sans le soutien explicite des États-Unis.

Le président israélien Shimon Pérès, le 7 août lors d'une cérémonie à Athènes.
Le président israélien Shimon Pérès, le 7 août lors d’une cérémonie à Athènes.Crédits photo : Thanassis Stavrakis/APLa bataille sur l’Iran se joue aussi au plus haut sommet de l’État, en Israël.Shimon Pérès a brisé un tabou, le jour de son 89e anniversaire. Pour la première fois, le président israélien, considéré comme le père du programme nucléaire de l’État hébreu, s’est déclaré publiquement opposé à une attaque d’Israël contre l’Iran sans le soutien explicite des États-Unis. «Il est clair que nous ne pouvons pas le faire seuls, nous ne pourrions que retarder (le programme nucléaire iranien), nous devons y aller ensemble avec les Américains», a affirmé le président.

Ces propos tenus lors d’une interview télévisée constituent une véritable déclaration de guerre politique contre Benjamin Netanyahou, le chef du gouvernement, et Ehud Barak, le ministre de la Défense. Ce duo estime en effet, selon les médias, qu’Israël peut passer outre à l’opposition de Barack Obama et lancer une offensive tous azimuts contre les installations nucléaires iraniennes dans les prochaines semaines.

Face à eux, Shimon Pérès en tant que président n’a que des pouvoirs symboliques. Il est censé incarner le consensus national et ne peut pas, par exemple, empêcher le déclenchement d’une guerre. Jusqu’à présent, Shimon Pérès avait en général respecté cette règle du jeu ce qui lui a valu d’être très populaire aussi bien en Israël qu’à l’étranger, où il continue à faire figure de partisan de la paix et de modérateur face aux «faucons», tels que Benjamin Nétanyahou. Autre détail important ; Shimon Pérès est le premier responsable en activité à se prononcer contre une attaque que pourrait mener Israël contre l’Iran sans les États-Unis. Jusqu’à présent, seuls des généraux, des chefs du Mossad, les services secrets, à la retraite se sont prononcés contre ce genre «d’aventure». Selon les médias, le chef d’état-major actuel le général Benny Gantz, et la direction du Mossad en poste sont eux aussi opposés à une attaque sans le soutien américain. Mais ils sont tenus par le devoir de réserve.

Une guerre jugée prématurée

En osant prendre ouvertement Benjamin Nétanyahou à contre-pied, Shimon Pérès lui a porté un coup très dur. Résultat: les proches du premier ministre sont passés à la contre-offensive en se livrant à des «attaques personnelles sans précédent contre un président», constate Moshé Negbi, le commentateur juridique de la radio publique. «Le président a oublié ce que sont ses fonctions. Il s’est livré à une agression claire, frontale et grossière contre la politique d’un gouvernement élu par le peuple», s’est insurgé Gilad Erdan, le ministre de l’Environnement, un proche de Benjamin Netanyahou. «Ceux qui s’opposent à une offensive contre l’Iran en évoquant la pluie de missiles qui risque de tomber sur Israël et le nombre de morts oublient de parler de ce qui se passerait si l’Iran se dotait d’ogives nucléaires qui lui permettraient de nous menacer chaque fois que nous réagirions à des agressions du Hamas ou du Hezbollah», a ajouté Gilad Erdan.

Le bureau du premier ministre n’a pas non plus manqué de rappeler «l’erreur stratégique» de Shimon Pérès qui s’est opposé en 1981, alors qu’il était chef de l’opposition travailliste, à un raid israélien contre une centrale nucléaire construite par la France près de Bagdad en Irak. Sachant qu’il serait critiqué sur ce point d’histoire, Shimon Pérès a répondu d’avance: «En matière de nucléaire, je sais de quoi je parle. Cette centrale irakienne ne pouvait pas produire d’armes nucléaires telle qu’elle était conçue.» Autrement dit, il était aussi inutile de la détruire qu’il serait prématuré de partir en guerre contre l’Iran sans le grand allié américain.

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MOYEN-ORIENT : Syrie Damas s’embrase


Damas s’embrase

 • Combats pour le contrôle de l’aéroport militaire de la capitale
•Alep lourdement bombardé 

PRES D’ALEP, Syrie (AFP) — Des combats faisaient rage  hier près du principal aéroport militaire de Damas alors que des quartiers  insurgés d’Alep, deuxième ville de Syrie et enjeu crucial du conflit, étaient pilonnés par l’armée syrienne.
Ces violences ayant fait au moins 21 morts selon une organisation syrienne se déroulaient au lendemain de l’annonce par le Conseil de sécurité de la fin de la mission des observateurs de l’ONU en Syrie, qui étaient chargés depuis avril de surveiller un cessez-le-feu qui n’a jamais été appliqué.
En visite en Turquie, dernière étape d’une tournée l’ayant conduit en Jordanie et au Liban, pays voisins de la Syrie, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a haussé le ton en affirmant que le régime syrien devait «être abattu et rapidement».
Comme tous les vendredis depuis le début de la révolte il y a 17 mois, des manifestations ont été organisées, malgré la répression, un peu partout en Syrie sous le slogan «avec une Armée syrienne libre (ASL) unie, la victoire est assurée», en référence aux insurgés qui combattent les troupes du régime.
Dans la ville d’Idleb, les forces de l’ordre ont encerclé les mosquées pour empêcher les fidèles de défiler dans la rue, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (Osdh).
Et dans les provinces d’Alep (nord), en grande partie sous contrôle rebelle, et de Deraa (Sud), foyer de la révolte, des «manifestations massives» ont eu lieu pour réclamer le départ du président Bachar Al-Assad, selon l’Osdh qui tire ses informations d’un réseau de militants et de témoins.
Sur le front militaire, des combats ont éclaté près de l’aéroport militaire de Mazzé, dans la banlieue ouest de Damas, preuve d’une résistance rebelle dans la capitale malgré les nombreux communiqués des autorités assurant que la ville avait été «nettoyée des terroristes».
Plusieurs quartiers du sud de Damas ont également été bombardés par l’armée, selon l’Osdh qui rapporte par ailleurs des accrochages sur l’autoroute reliant la capitale à la ville de Deraa (sud), près de la frontière jordanienne.
A Alep, insurgés et forces armées se livraient toujours bataille pour le contrôle de cette ville stratégique située à 355 km au nord de Damas, en proie à des combats depuis près d’un mois.
Plusieurs quartiers où les rebelles sont retranchés étaient bombardés tandis que des combats se déroulaient dans d’autres secteurs de la métropole, forçant les civils à se réfugier dans des abris ou à fuir, selon l’Osdh.
Ces combats font également courir des risques aux travailleurs humanitaires qui, pour cette raison, peinent à octroyer une aide médicale aux civils, selon la Croix-Rouge britannique.
Par ailleurs, les corps de 65 personnes non identifiées ont été retrouvés à Qatana, à 20 km au sud-ouest de Damas, selon l’sdh.

Réfugiés et diplomatie

Signe de l’impuissance de la communauté internationale face aux violences qui ont fait en Syrie plus de 23.000 morts en 17 mois selon l’Osdh, la mission de supervision des Nations unies en Syrie (Misnus) se terminera «dimanche (demain)  à minuit».
Selon l’ambassadeur de France à l’ONU Gérard Araud, il y a toutefois «une volonté consensuelle» du Conseil de maintenir une présence de l’ONU à Damas sous forme d’un bureau de liaison.
Après cette décision, l’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali Tchourkine, a annoncé qu’une rencontre du groupe d’action internationale sur la Syrie se tiendrait vendredi (hier).
Moscou veut que les grandes puissances, divisées sur la question d’un départ de M. Assad, lancent avec l’Arabie Saoudite, l’un des principaux soutiens rebelles, et l’Iran, principal allié régional de Damas, un appel aux belligérants pour qu’ils mettent «fin à la violence le plus tôt possible».
Téhéran a pour sa part annoncé avoir accepté une proposition du président égyptien Mohamed Morsi pour la création d’un groupe de contact sur la Syrie avec l’Egypte, l’Iran, l’Arabie Saoudite et la Turquie.
Concernant le dossier des réfugiés, plus de 2.000 Syriens, dont un général, ont fui jeudi la Syrie pour la Turquie à la suite d’un raid aérien de l’armée sur le bastion rebelle d’Azaz (nord), a déclaré à l’AFP un diplomate turc,  portant à 62.000 le nombre total des réfugiés syriens en Turquie.
Près de 200.000 Syriens se sont par ailleurs réfugiés en Jordanie et au Liban, pays à l’équilibre confessionnel fragile qui connaît un regain de tensions en raison du conflit syrien.
De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) s’est fixé comme objectif de nourrir environ un million de personnes d’ici à fin septembre en Syrie.

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