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Kim Dotcom annonce l’arrivée de Megabox cette année


 

Par Chloé Woitier

Publié le 14/08/2012 à 12:30

Kim Dotcom après sa libération conditionnelle en février dernier.
Kim Dotcom après sa libération conditionnelle en février dernier. Crédits photo : MICHAEL BRADLEY/AFP

Le créateur de MegaUpload a confirmé l’arrivée prochaine de ce service permettant aux artistes d’empocher 90% du prix de vente de leur musique sur Internet. MegaUpload pourrait également revenir sous une nouvelle forme.

Kim Dotcom, l’emblématique créateur de MegaUpload, ne s’avoue pas vaincu. Actuellement en liberté surveillée en Nouvelle-Zélande, l’homme a annoncé sur Twitter l’arrivée cette année d’un nouveau service, Megabox, et a laissé entendre un hypothétique retour de la plateforme de téléchargement direct Megaupload.

«Je sais ce que vous attendez tous. Ca sort cette année, promis. Plus grand, plus fort, plus rapide, 100% sûr, et on ne pourra pas l’arrêter», a écrit Kim Dotcom lundi sur son compte Twitter. Quelques heures plus tard, il a rajouté que «oui … Megabox arrive aussi cette année», laissant entendre que son premier tweet ne concernait pas ce service.

 

 

Des victoires judiciaires pour Kim Dotcom

Depuis, es spéculations vont bon train sur un éventuel MegaUpload «nouvelle génération». Le groupe Mega, accablé par le FBI pour escroquerie et violation du droit d’auteur, est actuellement dans une dynamique judiciaire positive. Les tribunaux néo-zélandais ont estimé fin juin que la perquisition policière au sein du luxueux manoir de Kim Dotcom était illégale, tout comme la saisie de plusieurs données informatiques envoyées par la suite aux autorités américaines. La justice néo-zélandaise a également repoussé à mars 2013 une audience en vue de l’extradition du patron de MegaUpload aux États-Unis.

De quoi redonner confiance à Kim Dotcom, qui a pour habitude de se comporter en véritable rock-star. Le dirigeant s’est mis en scène dans une chanson où il s’en prend directement au président Barack Obama. «Le gouvernement américain a déclaré la guerre à Internet. Des millions d’utilisateurs de Megaupload attendent qu’on leur rende leurs fichiers», peut-on lire sur le site officiel de Kim Dotcom. «Si MegaUpload n’est pas remis en ligne d’ici le 1er novembre, allez-vous voter pour Barack Obama?»

 

Un nouveau service qui s’attaque aux maisons de disque

Si le retour de MegaUpload reste hautement hypothétique, Kim Dotcom a rappelé à plusieurs reprises cet été que son nouveau projet, Megabox, était toujours d’actualité. Le développement de Megabox avait été annoncé peu avant l’arrestation de Kim Dotcom et l’arrêt forcé de tous les services du groupe Mega (MegaUpload, MegaVideo). Ce service s’apparente à iTunes, où les internautes peuvent écouter et stocker leur musique. Une seule différence, mais de taille: les artistes choisissant de mettre leur musique sur Megabox empocheront 90% du prix de vente de leurs chansons.

Kim Dotcom affirme clairement vouloir s’attaquer au système des maisons de disques. Certaines théories affirment que la révélation de ce projet a précipité l’arrestation des fondateurs de Megaupload. Aujourd’hui, Kim Dotcom assure que son groupe a signé des contrats exclusifs avec plusieurs artistes renommés.

Le groupe Mega ne manque pas de soutien sur la scène musicale. En décembre 2011, les chanteurs américains Alicia Keys, Puff Daddy, Will.I.Am, Snoop Dogg, Estelle, Chris Brown, Kanye West, Lil John ou encore Mary J.Blidge avaient participé à un clip où tous affirmaient utiliser Megaupload. Reste à savoir comment Kim Dotcom compte financer Megabox, tous ses comptes bancaires ayant été gelés dans l’attente de son procès.

 

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La difficile rentrée de François Hollande


 

Par Anne Rovan

François Hollande et Valérie Trierweiler lors d'une sortie en mer à l'île de Porquerolles, la semaine dernière.
François Hollande et Valérie Trierweiler lors d’une sortie en mer à l’île de Porquerolles, la semaine dernière. Crédits photo : ALAIN ROBERT/APERCU/SIPA/SIPA

Après deux semaines au Fort de Brégançon, le président est de retour à Paris. De la crise de l’euro aux démantèlements des campements de Roms et à la Syrie, des dossiers sensibles l’attendent.

«Pour bien travailler, il faut bien se reposer», avait-il lancé à ses ministres début août, juste avant qu’ils ne partent en congés. François Hollande ne croyait pas si bien dire. Car sa rentrée à lui promet d’être aussi dense que difficile. «Le président va se déployer dans tous les champs de l’action politique. La tonalité de sa rentrée, c’est celle du volontarisme», assure un proche.

Après deux semaines passées au Fort de Brégançon, sur la côte varoise, le président de la République devrait, selon l’Élysée, être de retour à Paris «ce week-end ou au plus tard lundi». Son agenda a commencé à filtrer dès jeudi. François Hollande et Jean-Marc Ayrault déjeuneront ensemble mardi pour faire un tour d’horizon de cette difficile rentrée. Le lendemain, mercredi, aura lieu le Conseil des ministres de rentrée, au cours duquel Ayrault fera une communication sur le programme de travail des prochains mois. La baisse de 30 % de la rémunération du chef de l’État et du premier ministre, censurée par le Conseil constitutionnel, devrait également être au menu de la réunion. François Hollande rencontrera jeudi Angela Merkel à Berlin pour évoquer notamment la crise de l’euro et recevra samedi à Paris le premier ministre grec. Le président est aussi très attendu sur plusieurs gros dossiers: la Syrie, la préparation du budget 2013 qui suscitera des critiques à gauche, et la situation des Roms qui sera au menu d’une réunion interministérielle, mercredi après-midi, à Matignon.

Écrire la deuxième page

D’un point de vue législatif, la pile de textes est épaisse aussi. Le Parlement, affirme-t-on au groupe PS de l’Assemblée, devrait d’ailleurs reprendre ses travaux «dès la dernière semaine de septembre pour examiner le projet de loi ratifiant le traité européen». Ce texte promet aussi quelques belles empoignades à gauche.

Un peu plus de cent jours après son élection, Hollande doit maintenant écrire la deuxième page de sa présidence. Celle qui doit permettre aux Français d’aborder la rentrée avec moins d’inquiétudes. Celle qui doit convaincre une opinion dubitative que le président et le gouvernement vont désormais construire, après avoir consacré les premiers mois du quinquennat au détricotage des mesures emblématiques du quinquennat Sarkozy.

Mais les vents ne sont pas favorables à l’exécutif. Durant ces quinze derniers jours, les difficultés se sont ajoutées les unes aux autres. Ayrault a beau souligner dans Le Dauphiné Libéréque «la France n’est pas en récession, alors que plusieurs pays le sont», la situation économique n’en est pas moins très inquiétante. L’économie française pourrait, selon la Banque de France, reculer au troisième trimestre, faisant grimper encore le niveau du chômage et rendant plus compliquée la préparation du budget de 2013 et la réforme fiscale promise par Hollande. La zone euro est chaque jour un peu plus sous tension.

Comme chaque été, les projecteurs se sont braqués sur les faits divers, créant un climat particulièrement anxiogène en période de crise. À la demande de François Hollande qui a affiché sa fermeté sur la sécurité, la ministre de la Justice Christiane Taubira va lancer une réflexion sur la récidive et le suivi des criminels dangereux après leur sortie de prison.

Les premières semaines d’août ont également vu se fissurer la cohésion gouvernementale sur le dossier des Roms. Alors que le ministre de l’Intérieur,Manuel Valls, assume le démantèlement des campements, la ministre du Logement, Cécile Duflot, a pris ses distances jeudi. «Démanteler ces camps sans solution, c’est mettre les gens dans une précarité encore plus grande (…), et ça ne peut pas être une solution non plus.» Début août, dansLibération,Christiane Taubira avait fait part de ses doutes sur les centres éducatifs fermés que le candidat Hollande avait pourtant promis de doubler durant sa campagne.

Soucieux de se démarquer de son prédécesseur, Hollande est resté en retrait cet été. Effectuant deux déplacements seulement, il a finalement donné des billes à la droite qui lui a reproché en boucle son «inertie» sur la Syrie. La semaine prochaine sera, c’est sûr, celle du président.


Le PS se prépare au congrès  de l’automne

AU Parti socialiste aussi, on prépare la rentrée. Les prochaines semaines seront cruciales puisque, c’est en octobre, lors du congrès de Toulouse, que sera désigné l’éventuel successeur de Martine Aubry au poste de premier secrétaire. D’ici là, plusieurs rendez-vous sont programmés. Dimanche, le ministre  du Redressement productif Arnaud Montebourg donnera  le coup d’envoi des réjouissances. Il se rendra comme chaque année  à Frangy-en-Bresse pour la Fête  de la rose, où il recevra la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine.

Puis viendront  les universités de La Rochelle, du 24 au 26 août. Durant ces trois jours, Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault pourront jauger la solidité de la famille socialiste et l’ampleur des critiques qui pourraient voir le jour à l’occasion de l’examen du projet de loi ratifiant le traité européen et du budget 2013. Enfin, les socialistes se retrouveront à Dijon les 19 et 20 septembre pour les journées parlementaires. Le slogan de ces journées est choisi: «Le Parlement du changement.» Les thèmes des trois tables rondes sont également arrêtés. «Comment concilier emploi et pouvoir d’achat dans la crise?», «Quelles réformes pour réunir une société divisée?», «L’Europe est-elle en train de changer?», énumère un proche du président du groupe PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux.

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Le Figaro


Le Figaro est un journal français fondé en 1826 sous le règne de Charles X. Il est à ce titre le plus ancien quotidien français encore publié. Il a été nommé d’après Figaro, le personnage deBeaumarchais, dont il met en exergue la réplique :

« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »

Le Figaro est la propriété de l’industriel et sénateur de l’EssonneSerge Dassault via la Société du Figaro, filiale de la Socpresse, dont celui-ci est le président et unique actionnaire.

Sa ligne éditoriale est de droite ou de centre-droit, selon le spectre politique français habituellement utilisé.

Présentation

Devise figurant à la une

« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »

— BeaumarchaisLe Mariage de Figaro

Figaro est un des personnages de Beaumarchais, héros du Barbier de Séville, du Mariage de Figaro et de la Mère coupable.

Le Figaro comporte d’autres références au personnage dont il tire son nom, comme « Figaro-ci, Figaro-là », Le Barbier de Séville.

À une époque, cette devise fut remplacée par : « Loué par ceux-ci, blâmé par ceux-là, me moquant des sots, bravant les méchants, je me presse de rire de tout… de peur d’être obligé d’en pleurer… », puis la devise initiale fut restaurée, un temps discrètement, puis de nouveau en première page depuis la dernière maquette.

Ligne éditoriale

Le Figaro, d’après son directeur, se considère comme un journal de droite et de centre-droit2. Depuis 1986, le journal se rapproche d’une formule plus proche de celle d’un « Washington Post à la française », ce qui implique une politique d’ouverture plus large.[réf. nécessaire] Le journal est le point de jonction de plusieurs grands courants d’idées ancrés à droite ou au centre-droit. Il s’agit principalement du libéralisme classique ou l’éclectisme libéral3 jumelé avec un conservatisme social. Il est aussi souvent classé comme gardien de l’éclectisme culturel de la droite française par ses oppositions à la Commune de Paris, au communisme, ou par ses sympathies gaullistes4, ou encore par son attachement au système républicain. L’un des slogans de sa campagne publicitaire de 2005 était « en matière d’économie nous sommes pour le libre-échange. En matière d’idées aussi. »

En février 2012, un texte de la Société des journalistes du Figaro dénonce la ligne éditoriale de son journal, qu’elle considère comme étant un soutien important aux différents gouvernements de droite qui se sont succédé dans les années 20005,67.

 

 

Historique du journal

Aîné de la presse française avec la Revue des deux MondesLe Figaro fait partie des plus vieux journaux du monde. Il naît en 1826 sous la forme d’un petit journal satirique, devenu quotidien en 1866 sous l’impulsion d’Hippolyte de Villemessant, il connaît son âge d’or à la Belle Époque ; des chroniques littéraires aux petites annonces, la bourgeoisie française et l’aristocratie étrangère se reconnaît dans Le Figaro comme les milieux populaires se retrouvent dans les colonnes des « quatre grands » de l’époque. Le Figaro est ramené vers le libéralisme modéré de la droite classique par la reprise en main de Pierre Brisson qui fait du Figaro un journal triomphant de la Libération. La prospérité de la « maison Figaro » accompagne celle des trente glorieuses : le Figaro reste le journal qui a choyé de « grandes plumes ».

Le premier Figaro : un journal satirique atypique (1826-1854)[modifier]

Le logo du Figaro (source : Gallica).

Le 15 janvier 1826 parait Le Figaro, un quotidien satirique à Paris, sous l’impulsion d’un chansonnier, Maurice Alhoy, et d’un écrivain et homme politique, Étienne Arago. Le « journal satirique, spirituel et batailleur », est baptisé du nom d’un personnage de Beaumarchais pour faire un pied-de-nez à la censure monarchique. Il se présente sous un format de quatre pages, petit-folio et est publié avec de nombreuses interruptions. Parmi ses premiers rédacteurs, on trouve Félix DavinLéon GozlanAuguste JalJules JaninAlphonse Karr, Nestor Roqueplan, George SandJules Sandeau. Le journal aux discours satiriques met le rire et l’allusion politique afin de « faire la barbe » aux royalistes. Comme l’épigraphe « La vérité, quand même !… », mentionné en bas à droite chaque fois dans les premiers numéros, qui est particulièrement provocant car elle détourne le « Vive le roi, quand même » des royalistes. De cette façon, Le Figaro se pose subtilement en adversaire des royalistes qui appuient Charles Xet ses sympathies libérales se confirment promptement8.

Après la chute de Charles X, il accueille favorablement la révolution de Juillet9 parce que le vieux titre a contribué au renversement du régime10. Son directeur Victor Bohain y gagne alors une place de préfet. Le journal garde cependant son indépendance d’esprit et, sous la direction de Henri de Latouche, se montre ensuite très critique envers la Monarchie de Juillet11.

En 1832, les éléments républicains du vieux titre étant neutralisés et écartés, Le Figaro est racheté par les monarchistes pour contrer un front satirique mené par La Caricature. Il perd son inventivité satirique à cette occasion12. Fin 1833, jusqu’en 1854, l’« ancien Figaro » essuie neuf échecs lors des différentes tentatives de relance.

Émile Gaboriau, auteur d’un ouvrage sur les premiers « Figaro » en 1861, rappelle les raisons de ses succès ou de ses échecs13 :

« Malheureusement pour le petit journal, les causes de sa vogue sont aussi celles de sa décadence. Un jour il ne donne plus juste la note de l’opinion, de ce moment il est perdu. Lui, si fort pour démolir, il est impuissant à édifier. L’essaie-t-il, il devient grotesque, ridicule même. Il brille dans l’opposition ; mais qu’il passe au pouvoir, il s’éteint et meurt »

Peut-être l’épilogue est-il pour ce quotidien de devenir un journal respecté et de restaurer sa position d’électron sur l’échiquier politique.

Résurrection du journal : Le Figaro de Villemessant (1854-1879)[modifier]

Hippolyte de Villemessant fit du Figaroune nouvelle force dans le champ littéraire.

« Il avait fait deux fois faillite. Cela peut arriver aux plus honnêtes. Il n’avait plus à choisir qu’entre le suicide et la police correctionnelle. Il en était à cette minute de suprême angoisse où l’homme, qui se sent perdu, risque tout, même un crime. Il risqua plus qu’un crime, il risqua Le Figaro. »

— Octave MirbeauLes Grimaces

En avril 1854, sous l’impulsion d’Hippolyte de Villemessant, Le Figaro est repris. Le journal est surtout parisien et littéraire. Hippolyte de Villemessant sait d’emblée s’entourer de rédacteurs talentueux (BalzacCharles BaudelaireAlexandre Dumas et les frères Goncourt) et innove : il crée des rubriques permanentes, dans lesquelles les lecteurs se retrouvent, et insère des brèves, une rubrique nécrologique et un courrier des lecteurs. Il est aussi l’instigateur de la rubrique « Échos », qui fait le succès du journal, avec force calembours, anecdotes, indiscrétions et potins, qui donnent aux lecteurs l’impression d’appartenir à un public de privilégiés mis dans la confidence. Le succès du Figaro est tel qu’Hippolyte de Villemessant décide de doubler sa fréquence de parution en 1856. Le journal paraît alors le mercredi et le dimanche.

Des chroniques littéraires aux petites annonces, la bourgeoisie française se reconnaît dans Le Figaro comme les milieux populaires se retrouvent dans les colonnes des « quatre grands » de l’époque. Le Figaro se positionne aussi comme l’un des principaux journaux du monde parisien14. Ainsi Alphonse Daudet a écrit dans ses célèbres Mémoires, en 1891, que le Figaro avait « comme clients, le Tout-Paris, c’est-à-dire cet infiniment petit morceau de Paris qui mène son train entre le Gymnase et l’Opéra, Notre-Dame-de-Lorette et la Bourse, et s’imagine exister seul : des coulissiers, des comédiens, des journalistes ; sans compter la légion agitée, affairée, des bons boulevardiers qui ne font rien »15.

Madame Monet lit Le Figaro, tableau dePierre-Auguste Renoir.

Dans les années 1863, un concurrent quotidien apparaît : Le Petit Journal. En réaction, Hippolyte de Villemessant crée L’Événement, quotidien lui aussi, refusant d’engager Le Figaro dans la bataille. Le Petit Journal sort vainqueur de cette confrontation et L’Événement disparaît peu de temps après, à la suite d’un article sur le droit des pauvres, qui aurait déplu au gouvernement de Napoléon III.

Le 16 novembre 1866Le Figaro devient un quotidien16. Il connaît aussitôt du succès grâce à des contenus variés et de qualité. À cette époque, Le Figaro est l’un des premiers journaux à publier des grands reportages réalisés sur place, en France ou à l’étranger, par ses propres journalistes. En effet, en imposant une complicité malicieuse entre journaliste et lecteur, et une critique en matière de vie culturelle, de la littérature (poésie, roman naturaliste, théâtre), de la chronique mondaine à la vie musicale (il organise même des concerts de musique et au début des années 1920, Stravinsky compose pour Le Figaro), le journal assume un véritable magistère, pas seulement critique, mais également créateur. Son style alerte et animé se démarque aussi du style terne de la presse de l’époque. Le tirage atteint alors les 56 000 exemplaires, dont 15 000 abonnés. Le Figaro politique paraît en 1867. Il participe aux grandes affaires politiques du xixe siècle, dans lequel Henri Rochefort laisse libre cours à son talent de satiriste. L’appariton d’un tel journal s’explique par la libéralisation de l’Empire. Cependant, Henri Rochefort frise la censure. Hippolyte de Villemessant crée alors un journal pour lui : La Lanterne.

Lors de la Commune de Paris, le journal prend position contre celle-ci. Il est le premier journal supprimé par la Commune, mais reprend ses publications lorsque celle-ci est finalement vaincue. Le Figaro se crée ainsi un public d’aristocrates et de bourgeois.

Hippolyte de Villemessant se fait vieux et songe à l’avenir du Figaro ; il passe le relais à Francis Magnard, qui devient le directeur du journal.

Le 17 avril 1879Le Figaro paraît encadré de noir : Hippolyte de Villemessant est mort la veille à Monte-Carlo. De nombreuses personnes se rendent à ses funérailles. Des auteurs comme Alphonse Daudet ou Gustave Flaubert laissent un témoignage de la perte alors ressentie par le monde littéraire et politique.

Le Figaro et la Belle Époque : un journal entre deux France (1879-1914)

Fernand de Rodays, Francis Magnard et Antonin Périvier, cogérants du Figaro entre 1879 et 1894 (d’après Castellani, 1889).

La Belle Époque est l’âge d’or de la presse en France. Après la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881, le journal bénéficie du développement technique des machines de presse et de l’alphabétisation de la population française. Les écrivains deviennent des journalistes courtisés. Cette période marque également l’introduction des suppléments, en commençant en 1882 par le supplément littéraire. En même temps, Le Figaro organise des soirées littéraires. Cette initiative durera plus d’un quart de siècle et réunit les premiers jeudis de chaque mois un cercle étroit de privilégiés qui prennent connaissance des nouveautés de la littérature. Parallèlement, Le Figaro s’investit vivement dans l’affaire de Panama. Le succès du Figaro s’est confirmé et ses tirages dépassent 80 000 exemplaires entre 1879 et 1895, ce qui en fait un titre majeur de la presse de la période.

Émile Zola au Figaro, caricature de Hix, dans Le Grelot du 10 janvier 1881.

Le directeur du titre, Fernand de Rodays, est persuadé de l’innocence de Dreyfus et laissera publier nombre d’articles en faveur du capitaine Dreyfus. Le 14 novembre 1897 est publié le dossier de Scheurer-Kestner qui présente le capitaine comme une victime d’une erreur judiciaire. C’est aussi dans Le Figaro que Mathieu Dreyfus, le frère d’Alfred Dreyfus, désigne Ferdinand Walsin Esterhazy comme le vrai coupable. Le 11 novembre 1897, les deux pistes se rejoignent, à l’occasion d’une rencontre entre Scheurer-Kestner et Mathieu Dreyfus. Ce dernier obtient enfin la confirmation du fait qu’Esterházy est bien l’auteur du bordereau. Le 15 novembre, sur ces bases, Mathieu Dreyfus porte plainte auprès du ministère de la Guerre contre Walsin-Esterházy17.

Le mouvement dit dreyfusard, animé par Bernard Lazare, Mathieu Dreyfus, Joseph Reinach et Auguste Scheurer-Kestner, est né au sein de la rédaction du Figaro. Émile Zola, informé mi-novembre 1897 par Scheurer-Kestner du dossier18, est convaincu de l’innocence de Dreyfus et s’engage officiellement. Dans les colonnes du FigaroÉmile Zolaécrit trois articles avant la parution du célèbre « J’accuse…! » dans les colonnes de L’Aurore. Un des dessins les plus célèbres de l’affaire est le raccourci que Caran d’Ache fit, le 14 février 1898, dans les colonnes du Figaro, d’une querelle familiale concernant l’affaire Dreyfus pour illustrer la profonde division de la société française à ce sujet au tournant des xixe siècle et xxe siècle siècles. Par ailleurs, Anatole France et Zola sont les principaux journalistes aux rubriques de critique littéraire et artistique de cette époque pour le titre.

Gaston Calmette est nommé directeur du journal en 1902. Il réorganise très vite Le Figaro : il rachète le contrat d’impression et les machines de l’imprimerie, modernise l’immeuble, amortit les dettes et réussit à faire remonter les tirages19 par le retour à l’ancien programme du journal « non politique » visant surtout des milieux aristocratiques, « de la bourgeoisie la plus riche, du grand commerce, de la haute industrie, de l’armée, de la société étrangère la plus élégante. »20

En 1904Le Figaro relaye les « fiches21 » des services militaires (Affaire des fiches). Cette opération de fichage politique et religieux dans l’armée française visaient les officiers, généralement issus de familles catholiques, qui ont été souvent écartés des postes importants de l’armée quelquefois au profit de carriéristes médiocres issus des loges ou de la clientèle des partis de gauche.

Supplément littéraire du dimanche duFigaro en 1894.

À partir de 1908, Marcel Proust écrit un certain nombre d’articles de presse dans Le Figaro (Pastiches et mélanges) et il reprend même certains de ses articles dans À la recherche du temps perdu. D’un autre côté, plusieurs articles de politique étrangère et sportives publiés en une du Figaro par Pierre de Coubertin entre juillet 1902 et juillet 1906 (puis réunis en 1909 chez Plon-Nourrit sous le titre Pages d’histoire contemporaine), participeront à convertir les Français aux sports collectifs, selon le Daily Telegraph, le Times, et le New York Herald Tribune22.

Entre les lignes de front : les Années Folles et Le Figaro en guerre (1914-1942)[modifier]

Pour plaire à son lectorat mondain, Calmette va jusqu’à publier les vices privées des personnages politiques et le payera cher. En lançant la campagne de presse contre Caillaux, celui-ci est sous la menace de publication de lettres privées. Gaston Calmette, directeur du journal, est alors assassiné le 16 mars 1914 par Henriette Caillaux, femme du ministre des Finances, que le journal avait mis en cause dans une campagne de presse, en autre d’avoir cumulé ses fonctions politiques avec la présidence du conseil d’administration d’une banque étrangère23.

Cette période coïncide avec la censure durant la Première Guerre mondiale. La censure est partout réhabilitée au nom de l’intérêt national. En France, elle prend la forme d’une loi du 4 août 1914, votée dans l’urgence, interdisant tout article apte à révéler des informations à l’ennemi, ou à décourager les Français (notamment en révélant la réalité des conditions de vie au sein des tranchées). La Grande Guerre prive temporairement Le Figaro de son identité mondaine et littéraire. La direction suivante d’Alfred Capus et de Robert de Flers n’apportera pratiquement pas de changements et en 1920, à la suite d’un conflit interne, ils quittent Le Figaro. Louis Latzarus pour la courte période en prend la rédaction en chef.

Pendant l’entre-deux-guerres, le journal renoue avec son esprit mondain24, surtout dans ses chroniques25, où la conversation s’adresse à un public encore très féminin ; seul en a subsisté de nos jours leCarnet mondain26.

En 1922, le journal est racheté par le parfumeur François Coty, qui le renomme Figaro et le délaisse en 1928 pour L’Ami du peupleFigaro redeviendra Le Figaro en 1929, date à laquelle les premiers mots croisés apparaissent. La politique devient le sujet principal. Le parfumeur fait mener dans son journal des campagnes contre les impôts et contre le communisme international. Le ton populiste et antiparlementaire des années Coty ont fait perdre au journal les trois quarts de ses lecteurs selon Patrick Eveno27.

Coty est chassé du Figaro en 1933. Pierre Brisson reprend Le Figaro en 1934 compromis par les sympathies fascistes de François Coty, et deviendra directeur littéraire. Il confie la direction du journal àLucien Romier. Politiquement, Le Figaro retrouve un ton modéré, le journal se replie sur le libéralisme et les journalistes « munichois sans enthousiasme »28 s’opposera constamment dans les années 1930 au nazisme. Ils constituent une brillante équipe de rédacteurs dont François MauriacGeorges DuhamelJean GiraudouxTristan Bernard et André Maurois28.

Les textes rédactionnels sont souvent accompagnés de pages entières d’illustrations et les premières photographies font en outre leur apparition dans le Figaro, qui les utilise à ce moment-là abondamment. Grâce aux efforts de la nouvelle équipe les tirages remontent : ils atteignent 50.000 exemplaires en janvier 1936 et 80.000 en 193929. De grands reportages sont couverts par le quotidien comme la Guerre d’Éthiopie, la Guerre sino-japonaise ou la Guerre d’Espagne.

À la veille de la guerre, le journal subit la censure. Sous la plume de Maurice Noël apparaît pour la première fois l’expression de la « drôle de guerre »30Le Figaro s’installe à Bordeaux en 1940 puis à Clermont-FerrandLe Figaro est publié après coup à Lyon en zone libre jusqu’à l’occupation allemande de 1942. À la suite des éditoriaux de Pierre Brisson, la censure du Vichy, notamment de la part du ministère de l’information, se fait plus pressante.

Pierre Brisson décide dans ces conditions d’arreter le journal le 11 novembre 1942 et publie un éditorial dont la parution est empêchée sauf pour les abonnés :

« Les consignes impératives qui viennent de nous parvenir ne nous permettent plus de poursuivre notre tâche sans offenser nos sentiments les plus intimes et sans trahir la confiance du public. Il s’agit de mentir ou de se démettre. Notre choix est fait. Je remercie les lecteurs de leur attachement, de leur compréhension, de l’estime qu’ils marquent à ce journal fait par des hommes de cœur dans des situations difficiles. Je leur donne l’assurance qu’ils retrouveront au premier jour Le Figaro, fidèle à ses devoirs et conforme à ses vœux. »

Le Figaro libéré et triomphant après la Libération (1944-1975)[modifier]

Développement du quotidien[modifier]

Raymond Aron qui a fourni plus de 2 300 articles.

À la Libération, Le Figaro reparaît à Paris avec un éditorial de François Mauriac sur Charles de Gaulle (Le 25 août 1944). Il est confronté aux débats sur les modalités de l’épuration. Il devient ainsi le journal du MRP face aux communistes et aux socialistes.

Aidé par Maurice Noël, Pierre Brisson relance en avril 1946 un hebdomadaire littéraire. Publié en dehors du quotidien, Le Littéraire (Le Littéraire devient Le Figaro Littéraire en 1947) est créé en réponse à la mainmise du parti communiste sur de nombreux journaux culturels et pour défendre la théorie de l’art pour l’art face à l’engagement idéologique et politique des intellectuels31. L’hebdomadaire a alors défendu des écrivains critiques du communisme ou transfuges du bloc de l’Est (Arthur KoestlerVictor Kravtchenko). Le Littéraire ou Le Figaro Littéraire a réuni différents écrivains ou intellectuels, tels quePaul ClaudelLéon-Paul FargueColetteJulien Green, Rousset, Rougemont, etc. Le Figaro littéraire se présente comme défenseur des valeurs culturelles de la droite française.

Pierre Brisson aura ramené Le Figaro vers le libéralisme modéré de la droite classique. C’est lui qui attire Raymond Aron (2 300 articles fournis !).

À l’avènement de la Ve République, l’hostilité de Pierre Brisson contre le RPF cesse et il se rallie à De GaullePierre Brisson décède en 1964. La femme de François Coty vend toutes ses actions la même année. Jean Prouvost récupère le reste des actions Coty et devient ainsi l’actionnaire majoritaire du journal.

Renommée des concours de plage

C’est durant cette période (1948-1975) que se développent les « concours de plage du Figaro » qui, à leur apogée, prennent une dimension internationale. Le concours était organisé dans un grand nombre de stations balnéaires, en trois catégories, selon l’âge des concurrents. Dans chaque catégorie, concouraient les enfants nés durant une période de trois années consécutives. Par exemple, en 1962, année des XVe jeux32, les catégories correspondaient aux enfants nés en 1948 à 1950 (3e), 1951 à 1953 (2e) et 1954 à 1956 (1e catégorie). Outre ces trois catégories, il existait une catégorie « adultes ». Il y avait au départ cinq concours de châteaux de sable par an. Ce nombre s’est ensuite réduit et un concours de peinture a été ajouté. On ne pouvait gagner le 1er prix qu’une fois par saison. Une fois gagné ce 1er prix, on était « Hors-concours » pour le 1er prix. Pour chacun des cinq concours, les vainqueurs concouraient ensuite, sur photo, à un classement au niveau national, généreusement doté de cadeaux.

Le fleuron de l’empire Hersant : un journal dans la tourmente (1975-2004)

En 1975, le journal est racheté par Robert Hersant, directeur d’un groupe de publications périodiques qui avait commencé son ascension dix ans plus tôt en fusionnant deux journaux régionaux de Brive-la-Gaillarde, et avait dès ce moment été remarqué par le magazine Presse-Actualité comme un éventuel « nouvel Axel Springer ». Le journal est acheté, pour la somme de 7,3 millions de francs qu’il a payé en plusieurs fractions, dont la dernière n’a été réglée qu’en décembre 197633.

Robert Hersant est alors le directeur politique du journal et impose pour les positions-clefs ses proches et amis : son fils Jacques Hersant devient le codirecteur de la publication, son autre fils Michel Hersant est membre du conseil de surveillance, dont le président est André Audinot, proche collaborateur de Robert Hersant. N’étant pas « un homme à transiger sur l’exercice du pouvoir »34, Robert Hersant se sépare d’un groupe des journalistes. Parmi eux, le vice-président du directoire Jean Griot, le président de la Société des rédacteurs Denis Perier Daville, un membre du conseil de surveillance Maurice Tillier, plusieurs rédacteurs en chef, chefs des services, chefs de rubrique, rédacteurs. De même, Jean d’Ormesson quitte son poste du directeur général, mais accepte une chronique régulière dans le nouveau supplément, le Figaro-Magazine.

Le supplément du week-end Le Figaro Magazine, lancé en 1978, est violemment attaqué par la gauche (Le Canard enchaîné l’appelle Le gai FroMage nazi, anagramme très polémique), en raison de la présence de nombreuses plumes proches de l’extrême droite intellectuelle35. Bien que l’influence de celle-ci se soit sentie dans le Figaro Magazine, on ne peut pour autant pas réduire celui-ci au seul statut de porte-voix de la Nouvelle Droite36.

Robert Hersant rachète dans ce début des années 1980 ce qui subsiste du groupe Boussac : le quotidien L’Aurore. Le nom de ce journal, puissant dans les années 1950-1970, figure toujours associé à celui du Figaro. En 1985L’Aurore est en effet complètement intégré dans Le Figaro. Ce titre survit aujourd’hui dans celui de l’édition sans supplément du samedi Le Figaro – L’Aurore.

À l’approche des élections de 1986, Le Figaro appelle à l’élection de Jacques Chirac, puis pendant la cohabitation et les deux campagnes présidentielles suivantes, Le Figaro, tirant la conclusion des critiques de la partie la plus libérale et centriste et la plus jeune de son public, souhaite se rapprocher d’une formule plus proche de celle d’un « Washington Post à la française » ou celle de l’époque de Pierre Brisson, ce qui implique une ouverture politique plus large37. Le pluralisme est le bienvenu au sein de la rédaction. La place allouée aux vues libérales deviennent peu à peu supérieures à celle réservée aux idées conservateurs.

Si l’équipe de Max Clos continue toujours la ligne politique d’un quotidien libéral, soutenue surtout par Franz-Olivier Giesbert qui « fait la chasse aux idées à l’emporte-pièces »38. Son but est de créer un journal « avec des bonnes idées de tous les jours »38, bourré d’informations et où les faits seront séparés des opinions. Giesbert veut contourner de cette façon l’impasse qui sépare aujourd’hui le journaliste de l’information. Celui qui se rend sur les lieux pour y faire lui-même les enquêtes nécessaires. Pour Giesbert « le journalisme consiste à sortir des informations… Et non pas à attendre que la dépêche de l’agence tombe, pour préparer son petit commentaire »38.

Le 13 juillet 1998, Le Figaro publie pour la première fois une Une en couleurs à l’occasion de la victoire française en finale lors du Coupe du monde de football 1998.

Le 29 novembre 1999, Jean de Belot succède à Franz-Olivier Giesbert à la direction de la rédaction. Avec les Grands Débats, le journal entame une des phases d’ouverture idéologique et fait venir dans ses colonnes des signatures nouvelles. La diffusion progresse alors même que le journal est offert gratuitement sur le net.

Le Figaro aujourd’hui : l’arrivée du groupe Dassault (2004-)

Ancien siège du Figaro, au 37, rue du Louvre, dans le 2e arrondissement de Paris (photographie de 2004).

Siège du Figaro, au 14, boulevard Haussmann, dans le 9e arrondissement de Paris.

En juin 2004, le groupe Dassault (GIMD) est autorisé à prendre le contrôle de la Socpresse, maison mère du Figaro. En octobre, l’inquiétude des syndicats sur l’indépendance du journal est vive alors queSerge Dassault remanie la direction du journal, en licenciant Jean de BelotLe Figaro est désormais dirigé par Nicolas Beytout et Francis Morel.

Le Figaro quitte le 37 rue du Louvre pour s’installer au 14 boulevard Haussmann le 19-21 août 2005.

Le 3 octobre 2005Le Figaro change de format pour la première fois depuis plus de trente ans. Le titre apparaît désormais dans un cartouche bleu. En outre, au cahier économie créé en 1985, vient s’ajouter un cahier loisirs intitulé Et vous. Cette nouvelle formule est officiellement censée permettre à l’entreprise de proposer à la vente davantage d’espaces publicitaires en une et en quatrième de couverture.

Nicolas Beytout quitte la direction du Figaro et rejoint le pôle médias de LVMH. Certains journalistes y voient la raison des tensions qui ont opposé la rédaction à son directeur depuis son arrivée. Le grand reporter Patrick de Saint-Exupéry, parle de « blocages permanents » de la part de Nicolas Beytout.

Étienne Mougeotte devient alors directeur des rédactions du groupe Figaro en novembre 2007. Il est secondé par Jean-Michel Salvator à la direction du quotidien. En février 2008, un plan d’économies de 12 millions d’euros est annoncé. Le quotidien doit supprimer entre 10 et 13 % de ses effectifs. Le déficit du journal s’élève officiellement à 10,5 millions d’euros pour l’année 2007.

Le Figaro augmente le prix de son journal le 22 décembre 2008, passant de 1,20 € à 1,30 €39. Le quotidien augmente fin décembre 2010 une nouvelle fois et passe ainsi à 1,40 euro40. Selon le directeur général du journal et le président du syndicat de la Presse quotidienne nationale, Francis Morel, le prix de vente du Figaro, qui n’avait pas évolué depuis décembre 2008, augmente en raison des augmentations qu’imposent les producteurs de matières premières aux journaux41.

Le Figaro lance une nouvelle formule (21 septembre 2009) avec une nouvelle maquette (systématisation de la couleur notamment) et un nouveau format (format berlinois). Cette nouvelle formule est produite dans une nouvelle imprimerie à Tremblay-en-France42.

À partir du 4 décembre 2009, l’édition du vendredi est accompagnée d’un cahier de 8 pages qui propose une sélection d’articles du New York Times43.

Le Figaro s’installe sur les tablettes tels l’IPad ou la Samsung Galaxy Tab. L’application « Le Figaro » permet ainsi de suivre toute l’actualité en continu et de profiter de tous les contenus du journal (moyennant un abonnement) et de son site Internet.

En juillet 2012, Alexis Brézet devient directeur de la rédaction du journal en remplacement d’Étienne Mougeotte44.

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