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La Turquie évoque une zone tampon en Syrie


Mis à jour le 21/08/2012 à 10:33 | publié le 20/08/2012 à 19:38
Plus de 70.000 Syriens ont trouvé refuge en Turquie (ici une famille à Reyhanli) depuis le début de l'insurrection.
Plus de 70.000 Syriens ont trouvé refuge en Turquie (ici une famille à Reyhanli) depuis le début de l’insurrection. Crédits photo : UMIT BEKTAS/REUTERS

Le ministre des Affaires étrangères fixe à 100.000 le nombre maximal de réfugiés syriens que son pays peut accueillir.

La Turquie a reparlé lundi d’une zone tampon en Syrie, sous l’angle humanitaire. «Si le nombre de réfugiés syriens en Turquie parvient à 100.000, nous ne pourrons plus les abriter en Turquie», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, dans une interview au quotidienHürriyet. Dans ce cas, l’ONU devrait installer des camps «dans les frontières de la Syrie».

Le chiffre des 100.000 réfugiés pourrait être bientôt atteint, la Turquie accueillant déjà 70.000 Syriens. Les Turcs ont évidemment en mémoire l’exode du printemps 1991, quand plus de 500.000 Kurdes irakiens fuyant la répression de Saddam Hussein s’étaient massés à la frontière turque, et que beaucoup l’avaient franchie. Le problème s’était résolu par le retour des réfugiés chez eux, attirés par l’aide américaine déversée dans le Kurdistan irakien. La future zone autonome kurde en Irak était née.

L’histoire peut-elle se répéter? Les réfugiés seraient installés dans une partie de la Syrie déjà contrôlée en partie par les insurgés. Mais, comme les Kurdes irakiens de 1991, ils ne survivraient que grâce à la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne les protégeant contre l’aviation gouvernementale.

Cette possibilité a de nouveau été évoquée par Hillary Clinton le 11 août. Selon la secrétaire d’État américaine, les États-Unis et la Turquie considèrent toutes les options, y compris une zone d’exclusion aérienne.

Inquiétudes sécuritaires

Cette tactique se heurte toujours au même problème: elle nécessiterait la destruction des moyens antiaériens syriens et équivaudrait à une entrée en guerre. Les Turcs le savent bien, mais pour Ignace Leverrier, ancien diplomate français en poste à Damas, éditeur du blog «Un œil sur la Syrie», ils sont motivés, entre autres, par des inquiétudes sécuritaires: «Ankara craint de voir s’infiltrer en Turquie, cachés parmi les réfugiés, des agents syriens chargés de déstabiliser la Turquie et des combattants kurdes du PYD, la version syrienne du PKK des Kurdes turcs.» Pour l’opposant Samir Aïta, membre du Forum démocratique syrien, la déclaration de Davutoglu cache des intentions politiques. «C’est une pression pour obtenir une intervention militaire. La Jordanie, qui accueille deux fois plus de réfugiés que la Turquie, a dix fois moins d’habitants et elle ne se plaint pas.» Le chef de la diplomatie turque a déclaré qu’il participerait à une réunion du Conseil de sécurité le 30 août, organisée par la France pour examiner la situation des réfugiés syriens dans la région. Ahmet Davutoglu «espère qu’une décision y sera prise».

Sur le plan diplomatique, François Hollande a reçu lundi le nouveau médiateur international pour la Syrie, l’Algérien Lakhdar Brahimi, tandis que les combats se poursuivaient sur le terrain, en particulier au centre d’Alep et à Damas.

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Wall Street suivra de près les éléments techniques


<p>Au vu d'indicateurs économiques clairsemés et de la rareté des éléments susceptibles d'orienter les cours, les intervenants de Wall Street examineront surtout, la semaine prochaine, les éléments proprement techniques pour déterminer si le rally estival qui a pris des allures d'escargot se traduira par un retournement baissier le mois prochain. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Segar</p>
NEW YORK (Reuters) – Au vu d’indicateurs économiques clairsemés et de la rareté des éléments économiques ou autres susceptibles d’orienter les cours, les intervenants de Wall Street examineront surtout, la semaine prochaine, les éléments proprement techniques pour déterminer si le rally estival qui a pris des allures d’escargot se traduira par un retournement baissier le mois prochain.

L’indice S&P-500 tutoie son plus haut niveau de plus de quatre ans mais les présidentielles américaines de novembre prochain apportent une touche d’incertitude. De surcroît, les indicateurs économiques ne donnant rien de concluant sur la situation économique, il est risqué de parier sur ce que la Réserve fédérale pourrait faire ou ne pas faire pour la croissance économique.

« Je m’abstiens dorénavant de toute stratégie à découvert de crainte que la Fed ne se manifeste », dit Brian Amidei (HighTower Advisors).

Comme à l’accoutumée, les volumes estivaux sont maigrichons et pour certains, cela prouve que le rally de l’été repose sur du sable. Wall Street a enregistré cette semaine ses deux plus faibles volumes journaliers de l’année, abstraction faite des demi-séances.

Enfin, certains stratèges s’inquiètent de la relative insouciance des investisseurs, dont témoigne l' »indice de la peur », soit l’indice de volatilité du CBOE, au plus bas depuis juin 2007.

« Nous vous adjurons de lever du cash pendant que le marché est solide avant la bourrasque brutale et violente de fin d’été », dit ainsi Richard Ross (Auerbach Grayson).

L’indice S&P-500 a effectué une percée pour dépasser la barre des 1.400 points puis a louvoyé de part et d’autre de ce seuil durant sept séances. Son avance jeudi à un pic de quatre mois, confirmée le lendemain, laisse penser que 1.400 peut devenir un nouveau seuil de soutien technique.

Que l’indice ait dérivé tranquillement autour de ce seuil montre une phase de consolidation et les volumes faibles accompagnent habituellement ce genre de mouvement vers la fin août, explique Frank Capelleri, analyste d’Instinet.

FORMULE MAGIQUE

L’indicateur le plus important de la semaine prochaine sera peut-être le compte rendu de réunion de la Réserve fédérale, publié mercredi, compte tenu que le récent rally boursier repose en partie sur l’hypothèse que la Fed donne un nouveau coup de pouce à la croissance en septembre.

Quant à ce qu’il oriente réellement le marché, c’est une autre question car la Fed organisera la semaine suivante son grand séminaire annuel de Jackson Hole, dans le Wyoming.

« Le compte rendu a son utilité car il en dit plus sur le détail des discussions », dit Lawrence Creatura (Federated Clover Investment Advisors). Mais il ajoute: « Si la Fed avait une formule magique pour guérir nos maux économiques, ça se saurait ».

La semaine prochaine comportera deux statistiques immobilières qui sont toujours suivies par le marché car ce secteur, un temps fort malmené, est devenu l’un des plus solides espoirs de reprise économique.

Quant à la « saison » des résultats, elle touche à sa fin mais quelques poids lourds doivent encore annoncer leurs comptes, tels Dell et Best Buy mardi, Lowe’s la veille et Hewlett-Packard mercredi.

Sur les 475 sociétés du S&P-500 qui ont publié leurs résultats, 68% ont battu le consensus, dépassant la moyenne sur le long terme qui est de 62% et égalant celle des quatre derniers trimestres.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

© Thomson Reuters 2012 Tous droits réservés

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Une Américaine de 63 ans tente de relier à la nage Cuba aux USA


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LA HAVANE (Reuters) – L’Américaine Diana Nyad, qui fêtera mercredi ses 63 ans, s’est lancée dans les eaux du détroit de Floride samedi, pour tenter de relier la côte nord de l’île de Cuba à la Floride, une nage de santé de plus de 160 kilomètres qui devrait durer 60 heures.

L’ancienne nageuse professionnelle, qui a raccroché il y a trente ans, n’en est pas à sa première tentative en la matière. Les vents contraires, les fortes vagues mais aussi les méduses ont eu par trois fois raison de ses efforts par le passé. Sa première tentative remonte à plus de trente ans, en 1978.

Seule dans les eaux, la sexagénaire sera suivie par cinq bateaux et pas moins de 50 membres d’équipage. Elle ne bénéficiera cependant pas de l’appui technique, fort utile dans la région, d’une cage à requins. En lieu et place, un équipement émettant un faible courant électrique dans l’eau se chargera de tenir les requins à distance.

« Je suis vraiment excitée. Je sais que c’est difficile. Il y a une raison pour laquelle personne ne l’a jamais fait mais je suis préparée à cela, je vais peut-être souffrir un peu, mais je suis préparée à cela aussi », a-t-elle déclaré avant de se jeter à l’eau.

Diana Nyad espère que son exploit fera des émules chez les sexagénaires, et compte bien prouver que même à 60 ans passés, il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves.

La nageuse compte arriver mardi matin quelque part sur l’archipel des Keys, à l’extrême sud de la Floride, soit un jour avant son 63ème anniversaire.

Si elle réussit son pari, elle obtiendra le record du monde de la « plus longue nage sans assistance en haute mer », c’est-à-dire sans cage à requins.

Jeff Franks, Hélène Duvigneau pour le service français

© Thomson Reuters 2012 Tous droits réservés.

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Nouveaux pics de chaleur, pas d’alerte sanitaire


<p>ALERTE ORANGE À LA CANICULE DANS 33 DÉPARTEMENTS</p>

PARIS (Reuters) – Avec de fortes températures parfois inédites après un 15 août, l’alerte orange pour la canicule a été maintenue dimanche dans 33 départements du sud-ouest, du centre et du nord-est de la France.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a déclaré qu’en dépit des fortes chaleurs, la « situation » était « parfaitement calme » et qu’il n’y avait « pas d’alerte sanitaire » pour le moment.

« Nous sommes extrêmement attentifs à l’évolution de la situation pour la canicule », a-t-elle cependant précisé lors d’une fête socialiste en Saône-et-Loire.

Priée de dire s’il y avait une surmortalité liée à la chaleur, Marisol Touraine a répondu : « Non, pas d’événement ».

La Charente-Maritime ayant décidé d’appliquer le plan sans être en vigilance, 34 départements sont au total concernés, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Les températures retomberont légèrement lundi mais l’épisode de forte chaleur devrait durer jusqu’au milieu de la semaine prochaine.

« D’après les prévisions actuelles, il faudra en effet attendre le mercredi 22 août pour voir une baisse notable des températures », dit le texte.

Sans battre des records, la nuit a été exceptionnellement chaude dans plusieurs régions.

Sur une large bande allant de la région Midi-Pyrénées à l’Alsace en passant par le Centre et la Bourgogne, des températures frôlant les 40°C invitaient à la prudence.

Selon la société MeteoNews, la barre des 40 degrés a été atteinte ou frôlée samedi en plusieurs endroits, comme à Auzances(41,6), Gouzon (40,6) et Guéret (39,8, record battu de 38,5 le 7 août 2003), dans le Creuse.

Il a également fait 40,1 degrés à Châteauroux (record non battu à 40,5 le 2 août 1906), dans l’Indre, et 39,4 (record non battu du 12 août 2003 à 40,6) à Vichy, dans l’Allier.

Le ministère de la Santé appelle les Français à boire, se rafraîchir et éviter de sortir aux heures les plus chaudes.

Les autorités soulignent que la vague de chaleur est pour l’instant moins grave qu’en 2003.

Cet été-là, la canicule avait fait 14.800 morts en France, en particulier des personnes âgées, avec des températures supérieures à 40 degrés pendant plusieurs jours.

Gérard Bon, édité par Marine Pennetier

© Thomson Reuters 2012 Tous droits réservés.

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La rentrée de Hollande passe par Berlin


<p>Un entretien jeudi soir avec Angela Merkel à Berlin est au menu de l'agenda de rentrée de François Hollande, aux affaires depuis un peu plus de 100 jours. /Photo prise le 27 juin 2012/REUTERS/Michel Euler/Pool</p>

par Elizabeth Pineau

 

PARIS (Reuters) – Conseil des ministres et entretien avec Angela Merkel à Berlin sont au menu de l’agenda de rentrée de François Hollande, dans un contexte économique et social difficile pour le président socialiste aux affaires depuis un peu plus de 100 jours.

Le chef de l’Etat, en vacances depuis début août au fort de Brégançon, résidence présidentielle varoise, est attendu au plus tard lundi à Paris, selon son entourage.

François Hollande déjeunera mardi à l’Elysée avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, de retour d’un séjour dans les Alpes où il dit continuer à travailler entre deux promenades en montagne.

« J’ai très souvent au téléphone le président de la République », confiait-il cette semaine au Dauphiné Libéré.

« On est en vacances mais toujours attentif aux affaires du pays », ajoutait le chef du gouvernement, affirmant envisager la rentrée « avec réalisme ».

Le conseil des ministres, mercredi, sera suivi en début de soirée d’un dîner à Matignon en présence des membres du gouvernement dont l’action entre dans une phase décisive, un peu plus de trois mois après l’arrivée des socialistes au pouvoir.

Les chiffres tombés pendant l’été n’ont fait que confirmer la morosité ambiante, avec un chômage toujours en hausse et une économie française qui a enregistré une croissance nulle pour le troisième trimestre consécutif sur la période avril-juin, échappant de justesse à la récession.

Le budget 2013, pour lequel une trentaine de milliards d’euros restent à trouver, s’annonce d’autant plus difficile à boucler pour un exécutif qui s’est jusqu’ici employé à revoir la politique du précédent gouvernement et à appliquer une partie des promesses électorales.

Dans le Journal du dimanche, le ministre des Finances Pierre Moscovici joue la carte de l’optimisme en affirmant, à la différence de nombre d’économistes, que la France a « un réel potentiel de croissance en 2013 ».

A l’international, l’extension du drame syrien a dominé l’actualité, conduisant la droite à accuser de laxisme François Hollande, qui a envoyé le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en tournée au Proche-Orient.

LE PREMIER MINISTRE GREC À PARIS

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’est lui aussi retrouvé en première ligne après les violences à Amiens (Somme) et la résurgence du débat sur l’expulsion des Roms.

Ce dernier dossier, qui a suscité colère à la gauche du PS et ironie à l’UMP, fera l’objet d’une réunion interministérielle mercredi à Matignon.

« Le gouvernement tente aujourd’hui de faire de manière honteuse et cachée ce que nous assumions avec honnêteté et transparence », commentait vendredi sur RMC l’ancien ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, tandis que la ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, réclamait dans Libération une « politique d’avenir » pour la communauté Rom.

La semaine de François Hollande sera ponctuée par une courte visite à Berlin jeudi soir pour une rencontre informelle avec Angela Merkel, avec qui il devrait notamment évoquer les dossiers syrien et européen lors d’un dîner de travail précédé d’une conférence de presse.

« Ce n’est pas une rencontre décisionnelle, mais un examen de l’actualité et des suites du conseil européen de fin juin, notamment de la mise en place de la supervision bancaire, qui sera présentée en septembre », explique-t-on de source diplomatique française.

« L’idée n’est pas de rassurer mais de montrer notre détermination à voir mises en oeuvre les principales décisions du conseil européen » destinées à donner un nouveau souffle à la zone euro, ajoute-t-on.

Le dossier grec devrait aussi être abordé à la veille d’une visite du nouveau Premier ministre grec Antonis Samaras, attendu en Allemagne puis en France, où il sera reçu samedi matin à l’Elysée.

Le chef du gouvernement de coalition issu des élections du 17 juin « aura le souci de démontrer que la Grèce est en mesure de retrouver confiance et croissance via la mise en oeuvre de réformes », souligne-t-on de source diplomatique française.

Mais selon le Financial Times, la Grèce s’apprête à demander à ses partenaires deux ans de plus pour atteindre l’équilibre budgétaire, en 2016, une démarche susceptible de compliquer le dossier pour l’Union.

De son côté, Jean-Marc Ayrault interviendra samedi à l’université d’été du Parti socialiste de La Rochelle, marquée par la préparation de la succession de Martine Aubry à la tête du parti.

Edité par Gérard Bon

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Brahimi : « Ce sont les Syriens qui feront la guerre ou la paix, personne d’autre »


Brahimi :

« Ils me demandent de faire ce travail. S’ils ne me soutiennent pas, il n’y aura pas de travail », assure le nouveau médiateur international pour la Syrie.

Le diplomate algérien Lakhdar Brahimi, qui va succéder à Kofi Annan au poste de médiateur international pour la Syrie, a déclaré samedi avoir besoin de savoir quel soutien les Nations unies peuvent lui apporter.

Les Nations unies avaient confirmé la veille qu’il prendrait bien la succession de Kofi Annan.

« Quand je me rendrai à New York, je demanderai une quantité de choses : comment nous organisons-nous, avec qui allons-nous discuter, (…) de quel soutien bénéficierai-je et de quel type de soutien aurai-je besoin pour m’atteler à la tâche et faire ce travail, » a-t-il déclaré à Reuters, joint par téléphone à Paris.

Brahimi a accepté le rôle de médiateur, une « mission impossible » selon un diplomate français, alors que les combats font rage entre rebelles et forces gouvernementales et qu’aucun cessez-le-feu ne semble envisageable.

« Je me suis débattu avec l’idée même de m’impliquer dans une telle mission et j’ai discuté avec les Nations unies, avec le Secrétaire général des Nations unies, afin de comprendre comment ils voyaient les choses et quelle serait ma place », a-t-il expliqué.

« La situation en Syrie est absolument terrible. (…) Villes et villages semblent avoir été rasés par les bombardements.

« Je ne pouvais pas refuser d’apporter mon aide, aussi difficile que soit la situation, alors que des centaines, des milliers, peut-être des millions de personnes souffrent ».

Conseil de sécurité uni

« Nous allons discuter très sérieusement de la manière dont le Conseil de sécurité peut aider », a-t-il dit, après avoir confié dans une interview séparée à France 24 qu’il en rencontrerait les membres prochainement.

« Ils me demandent de faire ce travail. S’ils ne me soutiennent pas, il n’y a pas de travail. Ils sont divisés mais ils peuvent sûrement s’unir (…) et j’espère qu’il le feront. »

Lakhdar Brahimi a cependant refusé de prendre position sur la nécessité d’un départ de Bachar el-Assad, contrairement à Kofi Annan qui avait déclaré dès son arrivée au poste de médiateur que le président syrien devait « quitter le pouvoir ».

« Il est bien trop tôt pour que je puisse prendre position sur ce sujet. Je n’en sais pas assez sur ce qui se passe. »

Le diplomate algérien n’a pas encore discuté avec le président syrien mais a déclaré qu’il le rencontrerait, ainsi que les membres de l’opposition, le moment venu.

« Il s’agit d’un autre principe de base: ne jamais refuser de parler à qui que ce soit pour quelque raison que ce soit, afin de comprendre au mieux la situation. »

Il a déclaré avoir été en contact avec Kofi Annan au cours de ces derniers mois mais a refusé de commenter l’échec du plan de paix proposé par l’ancien secrétaire général de l’ONU.

« Je ne peux pas commenter le plan (Annan) mais je peux dire que nous tâcherons de résoudre ce conflit, et aujourd’hui plutôt que demain. « Ce sont les Syriens qui feront la guerre ou la paix, personne d’autre. Et nous serons là pour tenter de les aider autant qu’ils accepteront notre aide ».

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