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Pourquoi le monde de l’éducation aurait bien besoin de s’inspirer de Steve Jobs


À moins que vous n’ayiez passé ces derniers jours enfermé dans une grotte au fin fond du bout du monde, je suppose que vous n’êtes pas passé à côté de l’annonce du décès de Steve Jobs, l’ex-patron d’Apple. Loin de vouloir rendre un simple hommage et suite à des réactions qui m’ont personnellement choquées sur les réseaux sociaux, je vous invite à une réflexion de fonds à propos de ce que la personnalité de Steve Jobs pourrait bien apporter au monde de l’éducation à l’heure actuelle :

Avant de continuer, j’aimerais préciser plusieurs choses : NON, je ne connaissais pas Steve Jobs en personne. NON, je n’ai jamais pris le petit-déjeuner avec lui. NON, je ne lui voue aucun culte ou rituel particulier. Et pourtant OUI, je pense que nous venons de perdre un entrepreneur et un leader comme on en voit rarement !

Pourquoi le monde de l'éducation aurait bien besoin de s'inspirer de Steve Jobs

Vision, créativité et passion : 3 qualités de Steve Jobs dont le monde de l’éducation aurait bien besoin de s’inspirer.

Le propos de cet article n’est pas d’entamer un débat PC vs. Mac ni de mettre en avant Apple (ou ses produits), mais plutôt de dégager 3 principales qualités de son fondateur dont le monde de l’éducation aurait bien besoin de s’inspirer :

1. Vision

Nous sommes malheureusement confrontés à un enseignement qui propose peu de vision aux élèves. Le système de cotation en est le meilleur exemple. Demandez à n’importe quel élève pourquoi il va à l’école (que ce soit en primaire ou en secondaire) et ce qui lui semble le plus important. Dans 95% des cas, la réponse sera : « Pour avoir de bons points, de bonnes notes ».

En vue de quoi et dans quel but ? N’a-t-on d’autre objectif dans sa vie d’étudiant que de réussir juste pour avoir un bon bulletin à présenter à Papa et Maman ? Quid d’une vraieévaluation par les compétences, encore largement sous répandue ? Quid d’une vraie évaluation formative qui propose un feedback afin que l’élève puisse dégager des voies de progrès et ne pas être réduit à une simple note ?…

2. Créativité

Le principe même de notre système éducatif et son mode d’évaluation est profondément négatif. Entendez par là que lorsque l’élève donne une bonne réponse il est récompensé (+1 point). Lorsqu’il en donne une mauvaise il est sanctionné (0 ou parfois -1 point).

Qu’est-ce qu’on obtient avec un tel dispositif ? Tout simplement une peur de l’échec induite par un conditionnement de l’élève pour qu’il produise uniquement de bonnes réponses. Du coup, l’élève essaie de ne pas prendre de risques et n’est pas encouragé à développer un état d’esprit créatif. Une manière lamentable de formater les élèves dans un même moule et de créer un système normatif au possible

Soyons francs et honnêtes : qui d’entre-nous a toujours réussi du premier coup sans jamais se prendre une gamelle ? Il est vital de se tromper, de faire des erreurs. Et à force de croire que faire des erreurs c’est mal, on finit par tuer toute tentative de créativité et d’originalité. Alors qu’il serait tellement plus bénéfique de laisser une place aux erreurs, à condition bien sûr qu’on puisse en tirer des leçons. C’est d’ailleurs l’état d’esprit adopté par la majorité des entrepreneurs à succès !

3. Passion

Selon l’OCDE, en 2009 près de 80% des élèves disaient ne pas aimer l’école et 75% des enseignants indiquaient manquer de motivation pour améliorer la qualité de leur enseignement.

Cercle vicieux ? C’est en tout cas mon point de vue. Lorsque j’étais en secondaire, un de mes enseignants a eu le culot l’idée de nous confier librement face à toute la classe : « Vous savez, moi de toute façon dans 2 ans je suis à la retraite, alors bon… »Même encore maintenant j’ai du mal à croire ce que j’ai entendu… et pourtant nous avons été une vingtaine à en être témoins !

Il n’y pas de miracles ! Si l’on souhaite réellement sortir de cette impasse, chacun devra y mettre du sien. Y compris les enseignants. Les résultats de recherches dans le monde entier montrent depuis des années que les méthodes pédagogiques actives sont un des facteurs qui jouent positivement en faveur de la motivation des élèves. Alors je vous pose la question très franchement : vous attendez quoi ?…

Quelques réflexions personnelles avant de terminer

Un article coup de gueule qui sort un tant soit peu de la ligne éditoriale habituelle de ce blog. Mais je suis doublement scandalisé en cet instant.

D’une part par le manque de réaction à la fois de la majorité du monde enseignant et aussi du monde politique, lorsqu’on connait les millions d’euros investis dans l’enseignement… et le manque flagrant de résultats à l’heure où il devient impérativement nécessaire de revoir en profondeur les fondements pédagogiques qui sous-tendent notre système éducatif. J’y reviendrai dans un article prochain, car ces changements ont également un impact dans le monde de la formation en entreprise.

D’autre part j’ai été choqué par certains propos «extrême-gauchistes» tenus sur les réseaux sociaux suite au décès de Steve Jobs, notamment le fait que « des tas de gens meurent sur Terre chaque jour et qu’on en fait pas tout un foin ! ».

Si j’admets que les médias en ont à nouveau tartiné des couches, je reste perplexe par rapport à ce genre de réflexions. Certes il n’était pas parfait (comme tout être humain sur Terre d’ailleurs soit dit en passant), mais sans lui le paysage de l’informatique et des technologies actuelles ne ressemblerait sans doute pas à ce que nous connaissons (par exemple tout bêtement l’usage de la souris).

Au même titre que Michaël Jackson a changé le cours de la pop music, au même titre que Gandhi fut un leader spirituel et politique qui a marqué les esprits, si Steve Jobs n’avait pas entrepris tout ce qu’il a entrepris, je ne serais probablement pas en train de taper ces lignes et vous ne seriez probablement pas en train de lire cet article (oui VOUS qui êtes sur PC ou Mac, peu importe!).

À titre personnel, je n’admire pas Steve Jobs pour les milliards de dollars qu’il a fait entrer chez Apple, mais bien pour son charisme, son leadership, son art d’enchanter les produits… et SURTOUT son état d’esprit entrepreneur et sa faculté à se relever après des chutes que peu d’être humains auraient psychologiquement endurées !

À méditer !

Quelques citations qui en valent la lecture. Et bien sûr son célèbre discours à Stanford en 2005. Une leçon de vie qui, à elle seule, vaut largement plusieurs cours de MBA réunis. A voir et à revoir !…

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SkyDrive, un espace de stockage sous contrôle


Les conditions d’utilisation du service de stockage en ligne de Microsoft sont extrêmement strictes. Pour les faire respecter, l’éditeur utiliserait un « système de contrôle avancé ».

SkyDrive est un espace de stockage moins libre qu’il n’y paraît. C’est ce que révèle le site VentureBeats, qui a scruté à la loupe les conditions d’utilisation (CGU) du service en ligne qui est au cœur de Windows 8. Afin de ne pas tomber sous le coup de la loi et pour ne pas enfreindre les règles et les usages des différents pays de la planète, Microsoft a décidé d’aplanir les choses, soit être en accord avec tout le monde pour ne violer aucune loi, qu’elles soient locales, nationales ou internationales.
Ainsi, sur votre espace personnel, vous ne pourrez pas stocker ni diffuser des contenus qui évoquent la nudité sous toutes ses formes, qu’elle soit partielle ou intégrale, même s’il s’agit de dessin d’art ou de bande dessinée. Les photographes et les mangakas n’y mettront pas grand-chose. Sur ce Cloud, il sera vivement déconseillé d’inciter ou d’exprimer des sujets obscènes, vulgaires, blasphématoires, haineux, bigots, racistes ou violents.

Une mise sous surveillance passive

En cas de non-respect de ces consignes, Microsoft signale que le contrevenant perdra« l’accès à Outlook et aux autres logiciels Office et à votre Windows Phone ou à votre Xbox 360 ». Et, pour que les choses soient claires, le géant de Redmond signale qu’il dispose d’un « système avancé pour assurer le respect des CGU ». Il faut donc en conclure que l’entreprise peut scruter vos contenus personnels sans que vous le sachiez.
Si l’on peut être d’accord ou contre avec l’aspect « moral », cette information peut poser des problèmes. De nombreux utilisateurs estimeront qu’il s’agit ni plus ni moins d’une manière de restreindre les libertés et, surtout, d’être mis sous surveillance passive. Microsoft n’est pas la seule entreprise à imposer une forme de moralisation de l’usage de ses technologies. Rappelons le tollé contre Apple lorsque son patron de l’époque, Steve Jobs, refusait l’accès à certains contenus depuis ses outils mobiles.
De son côté, dans les règles de modérations de Facebook, qui ont été révélées par un salarié en février dernier, présentaient des conditions d’usage plus strictes, mais applicables que dans certains Etats de la planète. Microsoft n’a pas encore réagi aux révélations de VentureBeats. Sur le blog SkyDrive, aucune mention n’est faite de ces CGU, ni de ce « système avancé » de contrôle.

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