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Brahimi : « Ce sont les Syriens qui feront la guerre ou la paix, personne d’autre »


Brahimi :

« Ils me demandent de faire ce travail. S’ils ne me soutiennent pas, il n’y aura pas de travail », assure le nouveau médiateur international pour la Syrie.

Le diplomate algérien Lakhdar Brahimi, qui va succéder à Kofi Annan au poste de médiateur international pour la Syrie, a déclaré samedi avoir besoin de savoir quel soutien les Nations unies peuvent lui apporter.

Les Nations unies avaient confirmé la veille qu’il prendrait bien la succession de Kofi Annan.

« Quand je me rendrai à New York, je demanderai une quantité de choses : comment nous organisons-nous, avec qui allons-nous discuter, (…) de quel soutien bénéficierai-je et de quel type de soutien aurai-je besoin pour m’atteler à la tâche et faire ce travail, » a-t-il déclaré à Reuters, joint par téléphone à Paris.

Brahimi a accepté le rôle de médiateur, une « mission impossible » selon un diplomate français, alors que les combats font rage entre rebelles et forces gouvernementales et qu’aucun cessez-le-feu ne semble envisageable.

« Je me suis débattu avec l’idée même de m’impliquer dans une telle mission et j’ai discuté avec les Nations unies, avec le Secrétaire général des Nations unies, afin de comprendre comment ils voyaient les choses et quelle serait ma place », a-t-il expliqué.

« La situation en Syrie est absolument terrible. (…) Villes et villages semblent avoir été rasés par les bombardements.

« Je ne pouvais pas refuser d’apporter mon aide, aussi difficile que soit la situation, alors que des centaines, des milliers, peut-être des millions de personnes souffrent ».

Conseil de sécurité uni

« Nous allons discuter très sérieusement de la manière dont le Conseil de sécurité peut aider », a-t-il dit, après avoir confié dans une interview séparée à France 24 qu’il en rencontrerait les membres prochainement.

« Ils me demandent de faire ce travail. S’ils ne me soutiennent pas, il n’y a pas de travail. Ils sont divisés mais ils peuvent sûrement s’unir (…) et j’espère qu’il le feront. »

Lakhdar Brahimi a cependant refusé de prendre position sur la nécessité d’un départ de Bachar el-Assad, contrairement à Kofi Annan qui avait déclaré dès son arrivée au poste de médiateur que le président syrien devait « quitter le pouvoir ».

« Il est bien trop tôt pour que je puisse prendre position sur ce sujet. Je n’en sais pas assez sur ce qui se passe. »

Le diplomate algérien n’a pas encore discuté avec le président syrien mais a déclaré qu’il le rencontrerait, ainsi que les membres de l’opposition, le moment venu.

« Il s’agit d’un autre principe de base: ne jamais refuser de parler à qui que ce soit pour quelque raison que ce soit, afin de comprendre au mieux la situation. »

Il a déclaré avoir été en contact avec Kofi Annan au cours de ces derniers mois mais a refusé de commenter l’échec du plan de paix proposé par l’ancien secrétaire général de l’ONU.

« Je ne peux pas commenter le plan (Annan) mais je peux dire que nous tâcherons de résoudre ce conflit, et aujourd’hui plutôt que demain. « Ce sont les Syriens qui feront la guerre ou la paix, personne d’autre. Et nous serons là pour tenter de les aider autant qu’ils accepteront notre aide ».

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